Ils sont là, assis Abandonnés de tous S’écoulent leurs vies Commence le goutte-à-goutte De leurs mains violettes L’impossible piqûre Tels que des squelettes L’attente est la plus dure Assis sur leurs chaises Fixant l’horizon Au dessus la mort règne C’est la fin de la saison Enfermés dans une chambre Aux sombres murs blancs Coincés dans l’antichambre De pauvres vieux, seuls et tremblants Des corps sans vie Attendent la mort S’ils souffrent encore ? Peu de gens s’en soucient Ils connaissent leur sort Leurs corps se tordent Encore une longue nuit A prier afin que ce soit fini Leurs yeux coulent de souvenirs Comme un livre de poésie Que nous raconte sans rougir Une grand-mère à l’agonie Les bras dans le vide Ils attendent leurs enfants La vie porte leurs rides Ils sont souvent absents La mort est une délivrance Elle abrége la souffrance A tort ou à raison Il existe une autre solution Des corps sans vies Attendent la mort S’ils souffrent encore Peu de gens ne s’en soucie
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